FAUT-IL ÊTRE FONDAMENTALEMENT MALVEILLANT POUR FAIRE DU MAL? LA RÉPONSE EST NON.

Beaucoup de personnes le commettent à contrecœur pour des raisons essentiellement environnementales : elles n’arrivent pas à s’opposer à l’autorité en place ou à l’influence du groupe, elles n’ont pas les ressources intérieures pour s’affirmer. Leur personnalité, mal étayée, s’effondre, alors qu’elle est portée naturellement à adopter des comportements altruistes. C’est ce que montrent de nombreuses expériences en psychologie sociale (celles de Milgram et Zimbardo étant les plus célèbres).

 

Apprendre aux enfants à affirmer leur personnalité, ne pas leur prodiguer une éducation axée sur la soumission, développer en eux leurs capacités naturelles à coopérer, les aider à réguler leurs émotions (en reconnectant les différentes parties de leur cerveau) et leur donner le sentiment qu’ils ont leur place dans la vie du groupe, voilà quelques solutions pour éviter qu’en certaines circonstances leur environnement ne les incite à commettre des actes malveillants, qu'ils ne se mettent à aboyer avec la meute (dans les cas de harcèlement, par exemple) et pour faire en sorte qu'ils sachent simplement dire « Non, je ne participe pas, car je pense que ce qui se passe ici est injuste et contraire à mes valeurs. »

 

Pour aller plus loin: lire Un si fragile vernis d'humanité de Michel TERRESTCHENKO.

Michel Terestchenko. Altruisme. éducation bienveillante. éducation positive. soumission à l'autorité. Milgram. Zimbardo.